Les Nouveaux Talents

Remise du prix Landerneau 2012, on y était !

« Landerneau, ville symbole de la culture », c’est le souhait exprimé par Michel-Edouard Leclerc, originaire de cette ville du Finistère, lors de la remise du Prix Landerneau à la Maison de l’Amérique Latine jeudi 16 février. Créé en 2008* par les Espaces Culturels E.Leclerc, ce prix littéraire y contribue fortement en faisant la promotion de nouveaux talents de la littérature contemporaine.

Présidé par David Foenkinos, le Prix Landerneau Roman 2012 a été attribué à Maylis de Kerangal pour Tangente vers l’est (Verticales) et le Prix Landerneau Découvertes 2012 à Antoine Laurain pour Le Chapeau de Mitterrand (Flammarion). Les lauréats recevront une dotation de 6 000 euros, une large campagne de promotion dans la presse et une belle mise en avant dans les Espaces Culturels E.Leclerc. 

Grâce à l’implication de l’ensemble des libraires des 200 Espaces Culturels E.Leclerc (dix d’entre eux font partie du jury), Michel-Edouard Leclerc souligne avec fierté que « la culture est partout ».

David Foenkinos a lui aussi pris plaisir à découvrir la sélection des libraires qui ont chacun défendu corps et âmes leur coup de cœur ! « Les débats ont été plus que passionnés… finalement nous avons opté pour Tangente vers l’est (Verticales) et Le chapeau de Mitterrand (Flammarion)», le jury a été impressionné par« le souffle du roman court et haletant » de Maylis de Kerangal et séduit par «  le livre malicieux, réjouissant et incroyablement bien construit» d’Antoine Laurain.

Souhaitant que le Prix Landerneau accompagne l’actualité littéraire toute l’année et « pour faire durer le plaisir après 5 ans d’existence », les Espaces Culturels E.Leclerc ont choisi de le décliner en quatre prix thématiques remis au fil de l’année. Le Prix Landerneau Roman a donc récompensé cette année le livre d’un auteur francophone publié à la rentrée d’hiver, dont le sujet et le style sont à même de rassembler par sa qualité et son exigence littéraire le plus grand nombre autour du plaisir de la lecture. Le Prix Landerneau Découvertes, quant à lui, a distingué pour son talent et la singularité de son écriture, l’auteur – francophone, peu connu du grand public – d’un ouvrage édité à la rentrée d’hiver.

Visiblement satisfait de son rôle de président du jury et des « belles personnes » que ce prix lui a permis de découvrir, David Foenkinos a demandé s’il pouvait briguer un second mandat ! Affaire à suivre…

Rendez-vous début mai pour la remise du Prix Landerneau Polar et en octobre pour le Prix Landerneau BD.

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4 questions à Delphine de Vigan, par Sophie Adriensen

Auteur notamment des succès No et moi et Les heures souterraines, Delphine de Vigan a publié en 2011 Rien ne s’oppose à la nuit, un roman qui suit les contours de son histoire familiale.

VOUS ET l’écriture ?
Je prends des notes pendant plusieurs mois sur des carnets, autour d’une idée, d’un projet, d’une envie. C’est ma période dite « d’incubation ». Quand j’entre véritablement dans l’écriture du livre, je travaille directement sur le clavier. Je corrige au fur et à mesure (ma fameuse « voiture balai »), puis j’imprime pour pouvoir corriger encore sur papier (et ainsi de suite).

J’écris le matin (vers 8h) jusqu’à 13h ou 13h30. Pratiquement tous les jours. C’est un moment de solitude absolue, qui m’est nécessaire. Mais j’aime aussi écrire ou relire en fin de journée, au milieu du monde, en buvant un verre de vin ! De temps en temps, par exemple quand je relis mes épreuves, je vais au café. C’est, à ce stade du livre, le seul endroit où j’arrive à me concentrer.

Je ne crois pas que mes lectures influencent à proprement parler mon écriture, je veux dire ma manière de faire. En revanche, elles me donnent souvent envie d’aller plus loin, de voir plus grand, d’oser, de m’aventurer dans l’inconnu, l’inexploré.

VOUS et la lecture ? Internet ? Vos projets ? … Découvrez la suite de l’interview sur le blog de SophieLit

*Sophie Adriansen est écrivain (« Je vous emmène au bout de la ligne » http://www.auboutdelaligne.fr/, Editions Max Milo 2010, « Santé ! » dans Six façons de le dire, Editions du Moteur 2011, « Trois années avec la SLA », Editions de l’Officine 2012, et des nouvelles parues dans les revues littéraires Dissonances, Pr’Ose et Bordel). Plus d’infos sur son site : http://www.sophieadriansen.fr Elle participe à des jurys littéraires et tient depuis 2009 le blog de lecture Sophielit (http://actualitte.com/blog/sophielit/).

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Profession : libraire Témoignage de Catherine Muller, libraire jeunesse à l’espace Fnac Kids de Parly 2

Ce qui me plait le plus dans mon métier, c’est quand un enfant revient me voir en disant « J’ai lu ce livre que vous m’avez conseillé, j’ai adoré, qu’est-ce que vous avez d’autre ? ».

Depuis sept ans maintenant, Catherine Muller oriente les choix des petits et grands lecteurs. Sept ans de passion, de rencontres, d’émotions et un métier qu’elle a choisi de nous raconter à travers le prisme du rayon jeunesse de la Fnac de Parly 2 qu’elle décrit comme « une petite librairie dans une grande« . Elle nous a accueilli dans son nouvel univers de travail (l’espace Fnac Kids) pour nous expliquer son quotidien. Gestion, manutention, animation, travail avec les représentants des maisons d’éditions*, au delà de la relation avec les lecteurs, quelles sont ses missions ? Comment-est elle devenue libraire ? Quel regard porte-elle sur la littérature jeunesse ?… Témoignage.
Profession : libraire ! Entretien avec Catherine… par LesNouveauxTalents

Et, en prime, quelques conseils de lectures jeunesse du moment !
Conseils de lecture de Catherine Muller libraire… par LesNouveauxTalents

*Voir aussi notre entretien avec Camille Deforges-Pauvert, responsable des relations libraires Belfond – Presses de la Cité

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Comment faire pour trouver le nom des personnages ?

Par Agnès Niedercorn*

J’ai toujours aimé les romans à travers les personnages. Ce qui leur arrive, la façon dont ils vont se sortir des impasses dans lesquelles l’auteur les a jetés, la manière dont ils vivront les événements, leur propre vision des choses est essentielle à mes yeux. Ce sont eux qui font l’histoire et lui donnent tout son sel. Quand je pense aux livres qui m’ont marquée surgissent inévitablement de mes souvenirs un enfant, un homme ou une femme. Je les adore, les aime ou les déteste. J’ai eu parfois envie de leur taper dessus, de les consoler ou de les avoir comme ami. Plus important encore : ils me font réfléchir…

Pour toutes ces raisons, leur nom est très important. Quand il me faut incarner un personnage dans un texte, la question de trouver le prénom et le patronyme épousant le mieux leur personnalité me préoccupe énormément. Je peux y passer des heures. Ou deux minutes. Mais je ne les choisis pas par hasard. Certains s’imposent comme une évidence. Ce sera untel. Ce fut le cas pour Bohémond, dans  Idylles, mensonges et compagnie. Je voulais un prénom qui sorte de l’ordinaire, sur lequel le lecteur s’interroge, bute ou se pose des questions. Le garçon arrivait dans un lycée nouveau, à Paris, débarquant d’une petite ville de province. Il fallait qu’on le distingue immédiatement, quitte à se moquer de lui. Je connaissais déjà le prénom Bohémond. J’ai trouvé que c’était lui. Mon personnage était debout, je le voyais. Il n’avait pas encore sa profondeur finale ni son caractère définitif mais il se tenait là, devant moi.

D’une manière générale, je dois sentir que le nom suggère les grands traits du personnage, voire ses défauts ou ses qualités. Silia, la jeune fille dont Bohémond tombe amoureux, est mystérieuse, très jolie. Lui attribuer un prénom peu commun mais moderne correspondait à ce que je cherchais. Elle n’aurait jamais pu être une Marie-Madeleine, Bécassine ou Marcelle ! La petite sœur de Bohémond, même si elle n’apparaît que très peu dans le roman, est élevée par un père excentrique qui se plaît à ne rien faire comme tout le monde. J’adore, à titre personnel, le prénom Marie. Mais en aucune manière, la fillette pouvait s’appeler ainsi. J’ai donc choisi Danaëlle. Dans « Idylles, mensonges et compagnie », les personnages principaux sont cités essentiellement par leur prénom car l’histoire se déroule au sein d’une bande d’adolescents mais les noms de famille sont tout aussi importants. Le proviseur du lycée où sont inscrits les jeunes ne se nomme pas Félix-Antoine Durand de manière arbitraire : pour les besoins de l’intrigue, il fallait que ce personnage puisse être appelé de plusieurs façons (d’où le choix du prénom composé) et ne pas être identifié par un patronyme rare (d’où l’option Durand).

Trouver les noms des personnages est un exercice qui me plaît. C’est excitant d’esquisser la personnalité de ceux qui sont amenés à m’accompagner pendant des mois. Le fait de leur donner un nom dès la genèse de l’histoire permet à chacun d’entre eux de grandir dans ma tête pour y trouver son plein épanouissement.

*Retrouvez Agnès Niedercorn sur le blog http://www.histoiresdeportables.com/

Elle a remporté le Prix Nouveau Talent 2010 avec son 1er roman Idylles, mensonges et compagnie. Vous pouvez également suivre l’auteur sur sa page Facebook.

Sur le même sujet, voir aussi le billet de Coline Lemeunier A muse et moi.

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Ecrivains du dimanche, unissons-nous !

 

Sur le stand de Calmann-Lévy au Salon du Livre 2009 à Paris, alors qu’on célébrait la publication de mon premier roman L’Avant-Dernière Chance avec champagne et petits fours, un journaliste vint me trouver pour m’interviewer. Il me posa une question que j’entendais ce jour-là pour la première fois : « Vous écrivez depuis longtemps ? »

Je réfléchis quelques secondes avant de répondre : « Depuis l’âge de 8 ans ». Nous en restâmes là mais c’était dit : ce moment que nous vivions ensemble couronnait une ambition vieille de plus de 27 ans. L’aveu suggérait aussi une production régulière, voire un stakhanovisme précoce à la Amélie Nothomb, l’existence d’armoires débordantes de romans orphelins de lecteurs et de quelques tiroirs de lettres de refus d’éditeurs.

Bref, à ses yeux – comme à d’autres qui me posèrent ensuite la même question – L’Avant-Dernière Chance, auréolé de deux prix littéraires, décliné en plusieurs éditions et couronné du label de best-seller m’apportait à 35 ans une gloire bien tardive. Mais enfin, trois longues décennies de dur labeur littéraire avaient fini par payer.

Ce jour-là au Salon du Livre, une fois seule avec les petits fours qui ramollissaient, je grimaçai en repensant à l’interview et à mes réponses maladroites. Particulièrement, la déclaration grandiloquente que j’écrivais depuis mon âge le plus tendre. Non pas que cela ait été résolument faux, mais, disons que c’était une façon un peu romanesque de voir les choses. Car la vérité était que depuis 27 ans, je menais une belle carrière d’écrivain du dimanche. Retour en arrière.

C’est dans la cour de récréation de l’école communale d’Ennezat en Auvergne (promo 1981) que j’ouvre devant quelques camarades de la classe de CM1 un joli cahier bleu-gris tout neuf avec des phrases bien appliquées dessus. Mes lecteurs préhistoriques y découvrent alors un chapitre palpitant narrant les aventures d’un détective dont l’excellence surpasse celle d’Hercule Poirot mais dont le nom et les prouesses, cruellement, m’échappent aujourd’hui.

Six années plus tard, à 14 ans, je couche mon cœur sur des journaux intimes qui meurent d’envie d’être lus.

A 17 ans, j’assiste à la remise des prix d’un concours de scénarios où je gagne une place honorable et un walk-man. Je m’endors, en musique, sur mes lauriers.

A 20 ans, je refuse de gacher mon talent d’écrivain en écrivant.

A 22, comme le roman est mort et que moi-même je ne me sens pas très bien, j’écris des poèmes. Je les perds, dommage, ils étaient très beaux.

A 25, j’achète dans une papeterie de Venise le 36ème cahier, qui j’en suis sûre, sera celui sur lequel se révèlera mon opus. 93 pages resteront immaculées.

A 26, titillée par les rumeurs de fin du monde en ce décembre de l’an 1999, je décide une fois pour toutes que je ne mourrai pas sans avoir accompli ma destinée : écrire un roman. Cette détermination toute neuve n’a malheureusement pas le résultat escompté : la productivité n’est pas au rendez-vous mais la culpabilité, elle, y est invariablement. Surtout les dimanches.

A 30, je suis fière d’avoir à mon tableau de chasse plusieurs périodes de travail (weekends, vacances), d’où a émergé un thriller à l’américaine mâtiné de science-fiction. Un capharnaüm de douzaines de feuillets .doc a envahi mon ordinateur. Le manuscrit restera à l’état de forêt vierge.

A 33, j’annonce à qui veut l’entendre que mon nouveau roman (un drame familial dans la France profonde des années cinquante) « est à 65% fini ».  L’erreur de l’équation complexe menant à ce chiffre précis incombe probablement à l’âge du capitaine, car j’estime aujourd’hui qu’il l’était à peine à 10.

A 35, tout en m’occupant de mon fils de 6 mois, je me lance dans l’écriture d’une comédie dramatique inspirée par mon grand-père. Je finis le manuscrit en 50 jours et six mois plus tard il brille sur les étagères du Salon du Livre, l’occasion pour un journaliste de me demander depuis combien de temps j’écris, et moi de ne PAS répondre :

« Depuis que j’ai 8 ans, j’ai la conviction intime qu’au fond de moi, il y a un livre. Si l’écriture est capricieuse, l’envie d’écrire m’accompagne et m’anime sans répit. Tour à tour elle prend des allures de regret, de détermination, de culpabilité, de plaisir, d’échec ou de vocation. Souvent, elle s’emmitouffle de doute, parfois même de vide. Mais toujours elle renaît de ses cendres et en presque trois décennies et un seul roman fini, elle n’a pas pris une ride. Oui Monsieur, depuis que j’ai 8 ans, je suis un écrivain du dimanche. La différence aujourd’hui, c’est que je m’y suis mise les lundis aussi. »

Aujourd’hui, tous les jours de la semaine se sont mis au diapason de l’écriture – sauf le dimanche qui est devenu mon jour de repos. J’ai bel et bien commencé le long et difficile apprentissage du métier de romancier. Mais en trois ans, trois autres romans (seulement trois ! déjà trois !) et plusieurs nouvelles, je ne cesse de découvrir l’étendue de mon ignorance et du savoir-faire des grands.

C’est peut-être l’aurore qui pointe sur Buenos Aires, d’où je vous écris. C’est peut-être la joie teintée d’anxiété alors que je commence l’écriture d’un quatrième roman. C’est peut-être février qui arrive et je sens qu’il fait s’essouffler les bonnes résolutions de janvier. Qui sait pourquoi j’ai envie aujourd’hui de vous dire que je pense à vous. Auteurs de tout poils, publiés, pas publiés, écrivains du lundi ou du dimanche, où que vous soyiez dans votre chemin, nous sommes semblables. Il y a de la lumière au bout de nos doigts. Pour faire briller nos jours, il suffit d’écrire. Alors écrivons.

Je vous souhaite bon courage.

Retrouvez bientôt Caroline Vermalle sur Le Mog : www.lemog.eu.com  (Photographie Cyril Delettre)

Découvrez ‘L’Avant-Dernière Chance’ (éd. Calmann-Lévy, 2009), le premier roman de Caroline Vermalle, lauréate du Prix Nouveau Talent 2009.

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Appel à candidatures : participez à un stage d’écriture au Salon du Livre à Paris !

Vous rêvez d’écrire un roman ? Vous avez besoin d’être stimulé(e) pour vous lancer ? Vous souhaitez perfectionner votre style ? Vous avez envie d’un regard extérieur, d’empathie, de partage ?

Participez à un stage d’écriture au Salon du livre (à Paris) !

Le stage d’écriture constitue une occasion unique de rencontrer d’autres aspirants auteurs, d’acquérir de nouvelles habiletés littéraires dans un cadre propice à la création et aux échanges.

La Fondation Bouygues Telecom s’est donnée comme mission de promouvoir la langue française, d’encourager la création littéraire et d’accompagner les aspirants auteurs.

Pour la 1ère fois, elle offre à une dizaine de participants, un stage d’écriture animé par l’écrivain Bruno Tessarech au Salon du Livre (du 16 au 19 mars 2012 inclus à Paris).

Durant ce stage,  à travers des exercices ludiques,  vous apprendrez à explorer les mots, à approfondir les éléments de la narration, à travailler les personnages, à jouer avec les techniques littéraires,…et surtout à partir à la découverte de votre écriture et à la rencontre de celle des autres.

Vous êtes motivé(e) ? Alors, envoyez-nous vite votre candidature !

 

Modalités d’inscription

Ce stage est pour vous si :

-          vous êtes majeur(e) au 1er février 2012,

-          vous résidez en France métropolitaine,

-          vous n’avez  jamais été édité(e)  pour une œuvre de fiction par une quelconque maison d’édition,

-          vous faites acte de candidature, sachant que 10 candidatures seront acceptées au maximum et ce, pour permettre un travail productif en stage.

Vous devez adresser votre fiche de candidature (à télécharger ici : Fiche candidature stage SdL2012) par mail à fondation@bouyguestelecom.fr avant le 15 février 2012 minuit. Elle doit être accompagnée d’un justificatif d’identité. Aucune candidature ne sera acceptée après cette date.

Vous vous engagez pour la durée totale du stage, condition indispensable pour que vous en tiriez le meilleur profit.

Sélection

La sélection des candidatures sera effectuée par l’équipe de la Fondation Bouygues Telecom assistée par l’écrivain Bruno Tessarech. Tous les candidats recevront leur réponse au plus tard le 20 février 2012.

Organisation

Le stage d’écriture vous est entièrement offert par la Fondation Bouygues Telecom. Il se déroule du vendredi 16 mars au lundi 19 mars 2012 inclus, à raison de 4 heures par jour de 10h et 14h, sur le stand prévu à cet effet par la Fondation Bouygues Telecom au Salon du Livre (Parc des expositions Porte de Versailles Paris).

Durant les quatre jours, le déjeuner sera organisé de manière collective et pris en charge par la Fondation Bouygues Telecom.

Le transport, l’hébergement et les frais de restauration en dehors du déjeuner seront entièrement à votre charge.

Assiduité et ponctualité seront exigées de votre part afin de permettre une réelle productivité pendant le stage.

Communication

Si votre candidature est retenue, vous autorisez la Fondation Bouygues Telecom à exploiter les photographies et les vidéos qui seront réalisées pendant le stage à des fins de communication. Il vous sera demandé de signer une autorisation de droit à l’image.

Par ailleurs, si votre candidature est retenue, vous autorisez la Fondation Bouygues Telecom à diffuser tout ou partie des travaux qui seront réalisés pendant le stage à des fins de communication.

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5 questions à Carmen Bramly, par Sophie Adriansen

On vous l’avait annoncé, Sophie Adriansen* sera une invitée régulière de notre site avec ses interviews d’auteurs. A ceux qu’elle aime, elle pose 5 questions, jamais plus, et toujours les mêmes : VOUS et la lecture ? VOUS et les livres ? VOUS et l’écriture ? VOUS et internet ? VOUS et vos projets ?

Parce que notre site s’adresse en particulier aux écrivains et aspirants auteurs, nous avons choisi de mettre en avant la question « VOUS et l’écriture ? », mais vous pourrez lire la suite des interviews sur le blog de Sophie !     

    

A quinze ans, Carmen Bramly est la benjamine de la rentrée littéraire 2010 avec Pastel fauve (Editions Jean-Claude Lattès), son premier roman. « Pour moi, le livre est avant tout un moyen de vivre des choses qui me sont inaccessibles, par procuration. J’ai l’impression d’avoir déjà eu mille vies grâce à mes lectures. »    

(c) P.LEROUX/SIPA pour 20 minutes

VOUS et l’écriture ?     

J’écris tous les matins, entre 6 et 7 heures, et le soir, dès que j’ai un moment où je peux accaparer l’ordinateur familial. En général, c’est assez comique, je mets la musique à fond et il m’arrive même de chanter et de danser en même temps que je tape. Je n’ai pas de moment privilégié, seulement je peux fixer une page blanche pendant une heure ou bien être dans une sorte de transe et écrire de manière compulsive. Je ne contrôle pas vraiment tout ça. Ma première inspiration vient de la musique, elle ne me quitte jamais, sauf en cours, et là encore je chante dans ma tête. Mes lectures m’influencent dans la mesure où j’en retire un enrichissement à chaque foi, quel qu’il soit.  

 VOUS et la lecture ? les livres ? Internet ? Vos projets ?   

Découvrez la suite sur le blog de SophieLit     

*Sophie Adriansen est écrivain (« Je vous emmène au bout de la ligne » http://www.auboutdelaligne.fr/, Editions Max Milo 2010, « Santé ! » dans Six façons de le dire, Editions du Moteur 2011, « Trois années avec la SLA », Editions de l’Officine 2012, et des nouvelles parues dans les revues littéraires Dissonances, Pr’Ose et Bordel). Plus d’infos sur son site : http://www.sophieadriansen.fr Elle participe à des jurys littéraires et tient depuis 2009 le blog de lecture Sophielit (http://actualitte.com/blog/sophielit/). 

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Interview vidéo: Sophie Adriansen, écrivain et blogueuse

 

Sophie Adriansen est la Sophie du blog Sophielit, sur lequel elle partage depuis 2009 critiques de livres et interviews d’auteurs. Elle est également écrivain* et participe régulièrement à des jurys de prix littéraires.  

Pour nous, elle s’est prêtée au jeu des « 5 questions à… » et se raconte : ses premiers pas dans le monde de la littérature, la naissance et l’écriture quotidienne de son blog, sa découverte de la blogosphère et des échanges qu’elle offre, son envie de partager ce qu’elle aime et ce qui l’intéresse… « L’idée du blog est intervenue à mesure que j’écrivais de plus en plus à titre personnel. J’avais envie de savoir de quelle façon les auteurs que j’aime se nourrissent – ou pas – des lectures qu’ils lisent. J’avais envie de savoir de quelle façon ils écrivent. Je voulais parler des thèmes qui m’intéressaient en partant du principe qu’ils pouvaient intéresser d’autres lecteurs et d’autres aspirants auteurs. »

 

Interview vidéo : Sophie Adriansen, écrivain et… par LesNouveauxTalents

Une très belle rencontre et le début d’une heureuse collaboration car Sophie sera désormais une invitée régulière de notre site. A partir de mercredi 1er février, vous pourrez retrouver tous les 15 jours ses interviews d’auteurs.

* « Je vous emmène au bout de la ligne » (http://www.auboutdelaligne.fr/), Editions Max Milo 2010, « Santé ! » dans Six façons de le dire, Editions du Moteur 2011, « Trois années avec la SLA », Editions de l’Officine 2012, et des nouvelles parues dans les revues littéraires Dissonances, Pr’Ose et Bordel. Plus d’infos sur Sophie Adriansen sur son site Internet : http://www.sophieadriansen.fr

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Comment trouver l’inspiration ?

Par Agnès Niedercorn*

Comment trouver l’inspiration quand on veut écrire une fiction ? Qu’est-ce que l’inspiration d’abord ? Un coup d’œil dans le dictionnaire Larousse me confirme qu’il s’agit de l’« enthousiasme, du souffle créateur qui anime l’écrivain, l’artiste, le chercheur. » Effectivement, elle est pour moi synonyme d’envie de raconter une histoire. Le moteur qui me pousse est, avant tout, le souhait de progresser dans l’intrigue et d’observer mes personnages prendre vie, grandir pour me surprendre.

Cela dit, cet enthousiasme n’a rien d’une lampe qu’on allume à l’aide d’un interrupteur. C’est bien tout le problème. Il n’est pas là à nous attendre avec un joli sourire et une caresse dans le dos pour nous encourager. Il nous pose même systématiquement des lapins. Il se planque, joue les discrets, les modestes, préférant céder la place à l’impérieuse nécessité que l’on ressent de lancer une lessive, de taper sur Allociné pour regarder toutes les bandes-annonces pendant trois heures, d’aller faire un tour chez Virgin car c’est tout près de la maison et que j’y croise souvent du monde, de couper les fleurs fanées des jardinières parce que c’est vraiment pas joli, de se vautrer sur le canapé devant Les feux de l’amour en se persuadant que ça nous mettra en condition pour travailler, de se couper les ongles des pieds ou de téléphoner à une amie que l’on n’a pas vue depuis longtemps et à qui ça va faire super plaisir.

L’enthousiasme est très poli, humble et laissera toujours passer nos envies primaires avant lui. Le seul moyen donc, de trouver l’inspiration, c’est de la prendre par la peau des fesses et de la coller devant son ordinateur.  De s’assoir à son bureau sans état d’âme. Sans se poser de question. Sinon, on est cuit.

Une fois qu’on a réussi ce tour de force. Oui c’est un tour de force pour ce qui me concerne car je sais pertinemment que je vais souffrir et transpirer au début. J’ai du mal à m’y mettre, surtout quand je me suis arrêtée plusieurs jours pour cause de glissade paresseuse dans le quotidien. Mais, si j’y arrive néanmoins, c’est que la course de fond dans laquelle je me lance peut être belle. L’inspiration est donc synonyme d’envie. Celle de bâtir une histoire. Laquelle ? Les idées jaillissent de plusieurs sources : lieu, phrases entendues dans la rue, sentiment personnel, actualité, rêve… Quel que soit le sujet, il faut qu’il me touche, me parle, me blesse, me bouscule, trouve un écho en moi, positif ou négatif. Actuellement, le texte sur lequel je travaille se déroule en partie dans un lieu précis. Je n’y pensais plus depuis des années, je l’avais même enfoui au fond de ma mémoire. Mais un jour, j’ai eu un flash… L’image de cet endroit m’a sauté à la figure et ce fut mon point de départ. Comme une évidence. Je tenais mon cadre. En réalité, j’avais déjà l’idée du personnage, auparavant, et de ses problèmes, mais il était comme « flottant ». Le lieu m’a permis de l’ancrer dans la réalité, de lui donner vie.

Je passe beaucoup de temps à construire l’intrigue et je connais la fin de l’histoire, même si je ne détiens pas toutes les ficelles quand je commence à écrire. Quand j’ai imaginé Idylles, mensonges et compagnie, ma source d’inspiration au départ (influencée par l’obligation d’intégrer des SMS à la trame narrative) fut l’amitié, et ce qu’elle représente quand on est adolescent. L’idée initiale peut être, aussi, un désir profond, totalement irréalisable !

Ainsi, dans l’hypothèse où je reste assise, concentrée sur mon sujet, l’inspiration demeurera avec moi, s’épanouissant au fil du temps, généreuse, m’ouvrant l’esprit sur des terrains nouveaux dont j’ignorais l’existence une heure plus tôt quand j’étais sous la douche. Elle peut même, certaines fois, m’offrir de grands moments d’exaltation. Même si je m’en méfie, car ceux-ci se traduisent souvent, la nuit, par une insomnie et, comme Pénélope, je détricote mes chapitres en me disant que « c’est trop nul ». Là, c’est mon compagnon le doute qui fait, alors, correctement son travail de remise en question.

Attention également, l’inspiration peut se révéler extrêmement volatile. Il me faut parfois la rattraper de justesse par le gros orteil pour taper aussitôt ce qu’elle m’a soufflé. Au risque de la voir se tirer aussi sec, me faisant même oublier le fait qu’elle était à mes côtés deux secondes plus tôt.

L’inspiration, je dois la tenir en laisse constamment. C’est un chat sauvage qui ne demande qu’à foutre le camp.

*Retrouvez Agnès Niedercorn sur le blog www.histoiresdeportables.com

Elle a remporté le Prix Nouveau Talent 2010 avec son 1er roman Idylles, mensonges et compagnie. Vous pouvez également suivre l’auteur sur sa page Facebook.

Sur le même sujet, voir aussi le billet de Coline Lemeunier A muse et moi.

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Avis aux lecteurs ! « Petits mots » des libraires, info ou intox ?

Dans les librairies, les petits mots des libraires sont à la mode : écrits à la main sur un post-it ou un bristol, « trombonés » sur la couv’ des livres, ou simple coups de cœur signalés fleurissent dans les rayons.

Si vous n’êtes jamais tombé nez à nez avec ces petites notes, on vous recommande vivement de vous aventurer dans une librairie du 15ème, le Divan. Les petits mots vous sautent aux yeux : tailles, couleurs, texte, écriture, autant de différences que de libraires lecteurs. On a eu envie de les interroger sur cette pratique : pourquoi mettre des petits mots sur les livres ? L’enthousiasme des libraires ? Leur volonté de communiquer avec les clients – lecteurs ? De booster les ventes ?

A l’unisson, les libraires du Divan nous expliquent que c’est un choix personnel (et non de la direction), de passionnés. Ils prennent plaisir à les écrire et les clients en redemandent ! En effet, les clients apprécient  l’aiguillage d’un expert et le petit mot devient un  facilitateur de choix. Le libraire nous rassure, un petit mot ne se substitue pas au dialogue au contraire. Il y a des lecteurs curieux qui veulent en savoir davantage, d’autres qui font confiance et reviennent suivre la même écriture, et enfin certains déçus qui souhaitent échanger avec l’auteur du mot en personne pour comprendre et confronter leur opinion.

Il y en a beaucoup, jusqu’ à 80 messages pour 15 m² dans l’entrée, qui se superposent sur les bandeaux des prix littéraires. On pourrait se demander s’ils ne desservent pas le paysage mais ce « joyeux bordel » comme ils disent, fait le charme de la librairie. Camille, lectrice régulière partage cet avis : « nous sommes habitués à recevoir beaucoup de messages, cela signifie que c’est un lieu dynamique, qui bouge, qui vit. » Le libraire nous raconte en souriant : « un client a acheté un livre pour l’offrir mais il voulait le livre … ET le petit mot ! »

A les écouter, partager leurs avis, coups de cœur et conseils de lecture n’est ni un choix marketing ni une incitation à la vente, même s’ils y contribuent fortement. Car ces mots ont de l’effet : à l’unanimité pour les librairies qui s’y aventurent, les ventes des livres avec message augmentent considérablement. Il y a donc une sorte de prescription du libraire…

Des petits mots oui, mais point trop n’en faut !

La responsable de la 25ème heure, charmante librairie de quartier nous donne un autre avis sur ces mots qu’elle juge indispensables, mais à petite dose. Tout d’abord, le désordre. Armelle Forissier-Ringeval ne souhaite pas que les rayonnages ressemblent à un champ de bataille (longueur des mots, écritures, couleurs, …), elle a donc choisi de créer une charte et de donner une identité à ces mots, en utilisant le jeu de mots « la 25aime … + le nom du libraire ».

Ensuite, le dialogue. Cela permet au client de connaître le coup de cœur mais aussi le nom du libraire pour aller le questionner et discuter d’un livre, d’un auteur. L’échange est indispensable pour une librairie de quartier qui souhaite développer un vrai lien de proximité avec ses clients.

Le dialogue est d’autant plus indispensable que le libraire lit énormément et découvre parfois « des pépites » qu’il souhaite dévoiler. En revanche, Armelle Forissier-Ringeval préfère éviter d’orienter le choix des lecteurs avec un avis ou une critique car selon elle, chaque expérience, chaque découverte d’un livre est unique : « personne n’interprète un livre ni ne s’approprie l’histoire de la même façon ». Signaler simplement unlivre qu’on a aimé, c’est aussi une manière d’amener les clients vers la 4ème de couverture.

Alors, petits mots or not « petits mots » ?!

Amis lecteurs, vous laissez-vous guider par les petits mots des libraires ? Leurs coups de cœur orientent-ils vos choix de livres ? Et vous, amis libraires, quel est votre point de vue ? N’hésitez pas à commenter et à donner votre avis.

Un grand merci au Divan et à la 25ème heure d’avoir accepté de dévoiler leurs petits secrets de libraires en répondant à nos questions.

Le Divan, rue de la Convention, 75015 Paris

La 25ème heure, 8 place du Général Beuret, 75015 Paris

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